Nouveautés du mois

 

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Une bête au Paradis, de Cécile Coulon

Editions L’Iconoclaste

Prix: 18 euros

346 pages

Elle l’avait laissé dehors pour qu’il se vide de ses larmes, de sa colère, de ses coups, oubliant que larmes, colères et coups sont des fleurs qui poussent en toute saison, même dans des yeux secs, même dans des corps aimés, même dans des cœurs réparés.

La vie d’Émilienne, c’est le Paradis. Cette ferme isolée, au bout d’un chemin sinueux. C’est là qu’elle élève seule, avec pour uniques ressources son courage et sa terre, ses deux petits-enfants, Blanche et Gabriel. Les saisons se suivent, ils grandissent. Jusqu’à ce que l’adolescence arrive et, avec elle, le premier amour de Blanche, celui qui dévaste tout sur son passage. Il s’appelle Alexandre. Leur couple se forge. Mais la passion que Blanche voue au Paradis la domine tout entière, quand Alexandre, dévoré par son ambition, veut partir en ville, réussir. Alors leurs mondes se déchirent. Et vient la vengeance.

Une bête au Paradis est le roman d’une lignée de femmes possédées par leur terre. Un huis clos fiévreux hanté par la folie, le désir et la liberté.

Cécile Coulon est née en 1990. En quelques années, elle a fait une ascension fulgurante et a publié six romans, dont Trois Saisons d’orage, récompensé par le Prix des Libraires, et un recueil de poèmes, Les Ronces, prix Apollinaire.*

 

Amazonia, de Patrick Deville

Editions Seuil

Prix: 19 euros

292 pages

S’il est souvent agaçant d’observer son père, de retrouver en lui des travers et des manies qu’on sait en avoir reçus, mais qu’on aurait préféré ne pas, il est fascinant d’observer son fils, ces détails qu’on reconnaît et d’autres inconnus, dans des «façons de penser et des tendances», et ce déséquilibre dans l’observation est source de malentendus au fil du temps, puisque l’un et l’autre évoluent, se modifient, alors que chacun sans doute aimerait être le seul à changer et que l’autre demeure constant.

Avec Amazonia, Patrick Deville propose un somptueux carnaval littéraire dont le principe est une remontée de l’Amazone et la traversée du sous-continent latino-américain, partant de Belém sur l’Atlantique pour aboutir à Santa Elena sur le Pacifique, en ayant franchi la cordillère des Andes. On découvre Santarém, le río Negro, Manaus, Iquitos, Guayaquil, on finit même aux Galápagos, plausible havre de paix dans un monde devenu à nouveau fou, et qui pousse les feux de son extinction.

Le roman plonge jusqu’aux premières intrusions européennes, dans la quête d’or et de richesses, selon une géographie encore vierge, pleine de légendes et de surprises. Plus tard, les explorateurs établiront des cartes, mettront un peu d’ordre dans le labyrinthe de fleuves et affluents. Des industriels viendront exploiter le caoutchouc, faisant fortune et faillite, le monde va vite. Dans ce paysage luxuriant qui porte à la démesure, certains se forgent un destin : Aguirre, Fitzgerald devenu Fitzcarrald, Darwin, Humboldt, Bolívar.

Ce voyage entrepris par un père avec son fils de vingt-neuf ans dans l’histoire et le territoire de l’Amazonie est aussi l’occasion d’éprouver le dérèglement du climat et ses conséquences catastrophiques.

Grand voyageur et esprit cosmopolite, Patrick Deville est né en 1957. Il a publié une dizaine de romans, traduits dans de nombreuses langues. Il a été lauréat du prix Fémina pour Peste & Choléra, paru en 2012.*

 

Millénium 6, la fille qui devait mourir de David Lagercrantz

Editions Actes Sud / Actes Noirs

Prix: 23 euros

367 pages

L’ambiance était à la fête alors qu’au-dessus, dans le parc, le mendiant trépassait. De son vivant, il avait accompli des actes héroïques, d’innombrables prouesses et vécu d’invraisemblables péripéties mais, dans la liesse populaire, personne ne s’en souciait. Encore moins qu’il n’eût aimé qu’une femme, et qu’elle aussi eût trouvé la mort dans une accablante solitude.

C’est par la mort tragique d’un homme – retrouvé amputé de certains de ses doigts et orteils – que commence cette aventure. La victime semble être un SDF que les autorités n’arrivent pas à identifier. Le médecin légiste, Fredrika Nyman, trouve l’affaire suspecte et prend contact avec Mikael Blomkvist.

Bien malgré lui, cette histoire commence à intriguer le journaliste. Des témoins auraient entendu à plusieurs reprises le sans-abri divaguer au sujet de Johannes Forsell, le ministre de la Défense. S’agissait-il des délires d’un individu déséquilibré, ou pourrait-il y avoir un véritable lien entre les deux hommes ?

Blomkvist a besoin de l’aide de Lisbeth Salander. Mais la jeune femme reste injoignable. À l’insu de tous, Lisbeth se trouve à Moscou, où elle est partie régler ses comptes avec sa sœur Camilla. Dorénavant elle sera le chat, pas la souris.

La Fille qui devait mourir – le grand finale de David Lagercrantz dans la série Millénium – est un cocktail redoutable de scandales politiques, jeux de pouvoir à l’échelle internationale, technologies génétiques, expéditions en Himalaya et fake news venues tout droit d’usines à trolls en Russie.

David Lagercrantz, né en 1962, est journaliste et auteur de plusieurs livres. C’est avec Indécence manifeste (Actes Sud, 2016), qu’il affirme véritablement sa notoriété sur la scène littéraire suédoise. Sont également parus chez Actes Sud: Millénium 4, Ce qui ne me tue pas (2015) et Millénium 5, La fille qui rendait coup pour coup (2017).*

 

Enfin en poche!

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Chien-loup, de Serge Joncour

Editions J’ai lu

Prix: 8 euros 50

538 pages

En fin de compte, de ces loups, on en avait besoin, ne serait-ce que pour entretenir la peur, et ça c’était bien le signe que ça n’en serait jamais fini des loups, et si par chance un jour il n’y avait plus de guerre, en supposant de faire cet énorme effort d’imagination, des loups il en faudrait toujours, quitte à en réinventer ou à les faire revenir, car l’homme porte en lui le besoin de se savoir des ennemis et d’identifier ses peurs, ne serait-ce que pour fédérer les troupes.

Franck et Lise avaient décidé de passer l’été au calme, dans une maison perdue dans le Lot. Ils ignoraient qu’elle avait abrité un dompteur allemand et ses fauves pendant la Première Guerre mondiale, et qu’une bête, entre chien et loup, les y attendait. Franck croyait encore que la nature n’avait plus rien de sauvage ; il pensait que les guerres du passé, où les hommes s’entretuaient, avaient cédé la place à des guerres plus insidieuses, moins meurtrières.

Ça, c’était en arrivant.

Serge Joncour déterre un passé peuplé de bêtes et anéanti par la guerre, comme pour mieux éclairer notre monde contemporain où la sauvagerie est toujours prête à surgir au cœur de nos existences civilisées, tel un chien-loup.

Prix Landerneau des Lecteurs 2018

Serge Joncour est l’auteur de nombreux romans, dont U.V. (prix Télévisions 2003), L’Idole, L’amour sans le faire et Repose-toi sur moi (prix Interallié 2016).*

 

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Carnaval noir, de Metin Arditi

Editions Points

Prix: 7 euros 60

351 pages

Le bonheur n’aime pas qu’on lui mette la main dessus, mon trésor. Laisse-le filer. Il sera content de te revenir.

1575, carnaval de Venise. Une série de crimes secoue la ville sans que l’on ne découvre ni  les auteurs, ni les motifs. 2016, une jeune étudiante est retrouvée noyée dans la lagune. Son sujet de thèse: ce mystérieux Carnaval noir… Cinq siècles plus tard, les coupables sont-ils les mêmes? Professeur de latin à l’université de Genève, Bénédict Hughes essaie de comprendre pourquoi l’Histoire semble se répéter…

Ecrivain francophone d’origine turque, Metin Arditi est l’auteur de nombreux essais et romans maintes fois récompensés. La Confrérie des moines volants, Juliette dans son bain, L’enfant qui mesurait le monde et Mon père sur mes épaules sont disponibles en Points.*

 

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La Révolte, de Clara Dupont-Monod

Editions Livre de Poche

Prix: 7 euros 40

218 pages

Ma mère m’a toujours dit que, à défaut de pouvoir régner comme elles l’entendent, les femmes pouvaient prendre le pouvoir par l’écriture – elle poussera ses filles vers la littérature et la poésie.

« Sa robe caresse le sol. À cet instant, nous sommes comme les pierres des voûtes, immobiles et sans souffle. Mais ce qui raidit mes frères, ce n’est pas l’indifférence, car ils sont habitués à ne pas être regardés ; ni non plus la solennité de l’entretien – tout ce qui touche à Aliénor est solennel. Non, ce qui nous fige, à cet instant-là, c’est sa voix. Car c’est d’une voix douce, pleine de menaces, que ma mère ordonne d’aller renverser notre père. »

En 1173, Aliénor d’Aquitaine pousse trois de ses enfants à la rébellion contre le roi d’Angleterre, son époux. La voici racontée par son fils, Richard Cœur de Lion, dans une œuvre pétrie de poésie et de cruauté. Un regard qui révèle deux personnages pleins d’amour, d’honneur et de violence et tiraillés par leurs passions – ambition, haine, loyauté.

Diplômée en ancien français, Clara Dupont-Monod commence très tôt une carrière de journaliste aussi bien pour la presse écrite que pour la radio et la télévision. Elle est l’auteure de plusieurs romans dont La folie du roi MarcLa Passion selon Juette (prix Laurent-Bonelli) ou encore Le Roi disait que j’étais le diable, vendu à plus de 60 000 exemplaires.*

 

* Source éditeur