Nouveautés

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Khalil, de Yasmina Khadra

Editions Julliard

Prix: 19 euros

260 pages

Quelles raisons y aurait-il dans l’insensé ? s’écria-t-il dans une giclée de postillons. Nous avons un cerveau pour réfléchir. Ce qui est mal est mal, rien ne le justifie et rien ne le minimise. Une personne raisonnable n’obéit qu’à sa conscience.

Vendredi 13 novembre 2015. L’air est encore doux pour un soir d’automne. Tandis que les Bleus électrisent le Stade de France, aux terrasses des brasseries parisiennes on trinque aux retrouvailles et aux rencontres heureuses. Une ceinture d’explosifs autour de la taille, Khalil attend de passer à l’acte. Il fait partie du commando qui s’apprête à ensanglanter la capitale.

Qui est Khalil? Comment en est-il arrivé là?

Dans ce nouveau roman, Yasmina Khadra nous livre une approche inédite du terrorisme, d’un réalisme et d’une justesse époustouflants, une plongée vertigineuse dans l’esprit d’un kamikaze qu’il suit à la trace, jusque dans ses derniers retranchements, pour nous éveiller à notre époque suspendue entre la fragile lucidité de la conscience et l’insoutenable brutalité de la folie.

Yasmina Khadra est l’auteur de la trilogie Les Hirondelles de KaboulL’Attentat et Les Sirènes de Bagdad. La plupart de ses romans sont traduits dans une cinquantaine de pays. L’Attentat (prix des Libraires 2006) et Ce que le jour doit à la nuit (meilleur livre 2008 pour le magazine Lire) ont déjà été portés à l’écran et une adaptation des Hirondelles de Kaboul en film d’animation sortira en salles courant 2018.*

 

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Un monde à portée de main, de Maylis de Kerangal

Editions Verticales

Prix: 20 euros

285 pages

Parmi la vingtaine d’élèves formés à l’Institut de peinture, 30 bis rue du Métal à Bruxelles, entre octobre 2007 et mars 2008, ils sont trois à être restés proches, à se refiler des contacts et des chantiers, à se prévenir des plans pourris, à se prêter main-forte pour finir un travail dans les délais, et ces trois-là  – dont Paula, son long manteau et ses smoky eyes – ont rendez-vous ce soir dans Paris.

«Paula s’avance lentement vers les plaques de marbre, pose sa paume à plat sur la paroi, mais au lieu du froid glacial de la pierre, c’est le grain de la peinture qu’elle éprouve. Elle s’approche tout près, regarde : c’est bien une image. Étonnée, elle se tourne vers les boiseries et recommence, recule puis avance, touche, comme si elle jouait à faire disparaître puis à faire revenir l’illusion initiale, progresse le long du mur, de plus en plus troublée tandis qu’elle passe les colonnes de pierre, les arches sculptées, les chapiteaux et les moulures, les stucs, atteint la fenêtre, prête à se pencher au-dehors, certaine qu’un autre monde se tient là, juste derrière, à portée de main, et partout son tâtonnement lui renvoie de la peinture. Une fois parvenue devant la mésange arrêtée sur sa branche, elle s’immobilise, allonge le bras dans l’aube rose, glisse ses doigts entre les plumes de l’oiseau, et tend l’oreille dans le feuillage.»

Maylis de Kerangal est l’auteur de cinq romans aux Editions Verticales, notamment Corniche Kennedy (2008), Naissance d’un pont (prix Médicis 2010, prix Franz-Hessel) et Réparer les vivants (2014, dix prix littéraires), ainsi que de trois récits dans la collection « Minimales »: Ni fleurs ni couronnes (2006), Tangente vers l’est (2012, prix Landerneau) et A ce stade de la nuit (2015).*

 

Les cigognes sont immortelles, d’Alain Mabanckou

Editions Seuil

Prix: 19.50 euros

293 euros

Papa Roger m’avait dit tout bas – parce que c’etait un secret très grave qu’il avait entendu de la bouche des Blancs au Victory Palace – que les Français étaient entrés dans cette guerre alors qu’ils n’ont même pas colonisé le Nigeria comme ils nous ont colonisés. Leur président de cette époque-là, le général de Gaule, avait envoyé un monsieur qu’on surnommait « le sorcier blanc ».

À Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l’Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l’arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l’apprentissage du mensonge.

Partant d’un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l’intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l’âme humaine à travers le regard naïf d’un adolescent qui, d’un coup, apprend la vie et son prix.

Alain Mabanckou est né en 1966 à Pointe-Noire, au Congo-Brazzaville. Ses œuvres sont traduites dans le monde entier. Il enseigne la littérature francophone à l’Université de Californie-Los Angeles (UCLA).*

 

Enfin en poche!

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Une histoire des abeilles, de Maja Lunde

Editions Pocket

Prix: 8.10 euros

443 pages

Elle me regarda longuement et comprit. Elle savait que je cherchais mon fils, c’était tout. J’avais senti qu’il n’était pas nécessaire de lui fournir plus de détails. Tous les parents savent que le danger importe peu, quand la vie de son enfant est en jeu.

Unes, et pourtant plusieurs. Dangereuses, mais sources de vie, les abeilles garantissent l’espoir du monde.
William, George, Tao… Chacun, à sa manière, nourrit avec ces incroyables insectes une relation privilégiée. Chacun, à son époque, rêve de changer l’avenir, d’offrir à ses enfants des lendemains meilleurs. D’inventer, de transmettre ce qu’il sait… ou croit savoir. Car les abeilles disparaissent, inéluctablement, et dans l’indifférence.
Victimes de notre espèce, elles en seront, peut-être, le salut…

Née en 1975 à Oslo, Maja Lunde a écrit des scénarios et des livres pour la jeunesse avant de se lancer dans la rédaction d’Une histoire des abeilles (Presses de la Cité, 2017), son premier roman pour adultes, best-seller en Norvège  et en Allemagne, et en cours de traduction dans une trentaine d’autres pays.*

 

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C’est le coeur qui lâche, de Margaret Atwood

Editions 10/18

Prix: 8.80 euros

465 pages

Des fois, il a un côté vache quand il est en pétard, mais au fond il est gentil. La plupart des gens sont gentils au fond, s’ils ont la possibilité d’exprimer leur gentillesse : ça, Charmaine a bien l’intention de continuer à y croire.

Stan et Charmaine ont été touchés de plein fouet par la crise économique qui consume les Etats-Unis. Réduits à vivre dans leur voiture, ils sont au bord du désespoir. Charmaine trouve alors la solution à tous leurs problèmes dans une étonnante publicité pour la ville de Consilience. Promesse d’une vie de rêve, Consilience leur assure un toit, à manger et du travail… un mois sur deux. L’autre mois, les habitants le passent en prison, nourris et blanchis, pendant que d’autres s’installent chez eux. Une règle absolue régit cette étrange utopie: ne jamais entrer en contact avec les « alternants ». Mais Stan tombe bientôt sur un mot qui va le rendre fou de désir pour celle qui glisse entre ses draps quand lui n’y est pas: « Je suis affamée de toi. »

Margaret Atwood, née en 1939 à Ottawa, est diplômée des universités de Toronto et d’Harvard. Auteur d’une quarantaine d’ouvrages – La Servante écarlateOeil de chatLa Voleuse d’hommes, Captive, C’est le coeur qui lâche en dernier –, elle est l’un des écrivains les plus estimés de notre époque. Lauréate de dix doctorats honoris causa, chevalier de l’ordre français des Arts et des Lettres, elle reçoit, en 2000, le Booker Prize pour La Tueur aveugle. Margaret Atwood vit à Toronto avec son mari, l’écrivain Graeme Gibson. Son dernier recueil de nouvelles, Neuf contes, a paru aux éditions Robert Laffont.*

 

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A la mesure de l’univers, de Jon Kalman Stefansson

Editions Folio

Prix: 8.30 euros

464 pages

C’est ainsi, l’histoire de l’humanité va dans un sens et celle de l’individu prend une tout autre direction, voilà pourquoi il existe sans doute au minimum deux versions tout aussi valides l’une que l’autre de l’histoire du monde.

«Et maintenant, il est trop tard, répond Ari, pétri de remords. Anna esquisse un sourire, elle lui caresse à nouveau la main et lui dit, quelle sottise, il n’est jamais trop tard tant qu’on est en vie. Aussi longtemps que quelqu’un est vivant.»

Après plusieurs années d’absence, Ari rentre en Islande. Il est devenu éditeur et a récemment quitté sa femme. À Keflavík, la neige recouvre tout mais les souvenirs affleurent. Dans ce village de pêcheurs interdits d’océan, marqué par la présence d’une base militaire américaine, Ari retrouve de vieilles connaissances. Lâchetés, trahisons et amours du passé resurgissent alors que le père d’Ari se meurt.

Poursuivant le diptyque commencé avec D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds, Jón Kalman Stefánsson entremêle les destins singuliers des habitants de cette île immuable et mélancolique.*

 

*Source éditeur